Solo

 

Il y a des phases d’après rupture, où soudain tu t’émerveilles de cette liberté toute nouvelle qui est désormais tienne. Célibataire ! Ne plus être tributaire de qui que ce soit pour les horaires. Et sortir, et d’ailleurs rentrer tard ! Flirter dans un bar avec une inconnue, sans culpabilité aucune, même si le cœur n’y est pas, même si c’est la dernière chose à faire dans cette période de deuil amoureux. Quel soulagement tout de même, cette paix revenue !
Se penser affranchi. Debout. En marche. Conquérant.
Puis un matin, se retrouver face à sa housse de couette, qu’il faut désormais enfiler, seul. Et d’un coup, tout ton bel enthousiasme s’effondre.
C’est incroyable comme il paraissait inoffensif, ce 240 x 220.

Avant.

 

 



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